Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
1 août 2026 6 01 /08 /août /2026 11:55

L’écrivain et penseur belge Raoul Vaneigem, décédé cette semaine à 92 ans, fut aux côtés de Guy Debord l'une des figures du situationnisme, ce mouvement de contestation radicale du capitalisme et de la « société du spectacle », inspirateur de Mai 68. Paru en 1967, son Traité de savoir-vivre à l'usage des jeunes générations était l'un des bréviaires des étudiants de 68 à Paris, un éloge de l'émancipation individuelle contre le consumérisme triomphant.

« Vivre intensément, pour soi, dans le plaisir sans fin et la conscience que ce qui vaut radicalement pour soi vaut pour tous. Et par-dessus tout, cette loi : “Agis comme s'il ne devait jamais exister de futur” », écrit-il dans ce manifeste libertaire. Anarchiste, il participe aux occupations de 1968, mais garde une certaine distance avec les activistes trotskistes et maoïstes, se méfiant des idéologies.

Raoul Vaneigem est né en mars 1934 à Lessines, une petite ville francophone du Hainaut occidental chère à l'avant-garde belge du XXe siècle, car elle est aussi celle du peintre René Magritte et du poète Louis Scutenaire. Vaneigem y grandit dans un milieu modeste et anticlérical, bercé par la culture ouvrière de son père, syndicaliste cheminot. Après des études de littérature et de langues anciennes à Bruxelles, il se tourne vers l'enseignement durant une dizaine d'années.

La rencontre avec Guy Debord, à l'été 1961 à Paris, constitue l'un des tournants de sa vie. Ils seront les figures de « l'internationale situationniste », mouvement révolutionnaire et artistique qui mêle théorie politique et culture du détournement, pour mieux combattre l'aliénation du monde du travail.

Le Traité de savoir-vivre à l'usage des jeunes générations de Vaneigem paraît la même année - 1967 - que La société du spectacle de Debord, où ce dernier décrit le capitalisme comme une accumulation d'apparences et d'images, qui impose la passivité face à la marchandisation du monde. Vaneigem et Debord, issu lui de la bourgeoisie française, ne viennent pas du même milieu et ne sont pas tout à fait dans la même veine. Plus lyrique, lecteur de Lautréamont et Nietzsche, Vaneigem réclame une révolution de la vie quotidienne par la poésie et la joie.

« Il est vraiment inspiré par le surréalisme originel d'André Breton des années 1920 », avec une « volonté de le dépasser en le transposant dans un autre contexte, dans la société de consommation des Trente Glorieuses », explique l'universitaire Pierre Taminiaux. Vaneigem publiera d'ailleurs une Histoire désinvolte du surréalisme.

Spécialiste des hérétiques au Moyen-Âge, rabelaisien, Raoul Vaneigem n'aime pas les étiquettes. Il quitte l'internationale situationniste en 1970, sur fond de conflit avec Debord qu'il ne reverra plus. Le philosophe belge poursuit une œuvre d'une cinquantaine d'ouvrages, entre essais politiques sur l'autogestion et étude historique de la résistance au christianisme des mouvements hérétiques.

À l’écart des médias traditionnels et du milieu intellectuel parisien, il vivra retiré dans la campagne française, dans l'Yonne, ainsi que dans un petit appartement devant la Méditerranée sur la côte catalane, près de Barcelone. Avec son allure bonhomme, c'était un « beau vieillard », une « personnalité solaire et fidèle à son œuvre dans sa manière d'être, dégageant de la sérénité et de la joie », raconte l'essayiste Adeline Baldacchino, qui l'avait rencontré après lui avoir consacré un ouvrage.

Il a soutenu la révolte du sous-commandant Marcos dans la région mexicaine du Chiapas au milieu des années 1990 ou le mouvement des « gilets jaunes » en France en 2018 et 2019. « La démocratie est dans la rue, non dans les urnes», disait-il dans un rare entretien accordé au Monde, en 2019.
 

Source

Partager cet article
Repost0
1 août 2026 6 01 /08 /août /2026 11:52

Porte-parole aussi cossu que décomplexé du complexe militaro-financier étasunien, inlassable relais parlementaire des jusqu'au-boutistes israéliens, supporteur fanatique de toutes les guerres d'agression passées, présentes et futures, directes ou indirectes, qu'a menées l'Oncle Sam au XXIè siècle, de l'Irak à l'Iran, de l'Afghanistan à la Yougoslavie, de l'Ukraine à la Corée, de la Libye à l'Indopacifique, ennemi juré de la Palestine et de Cuba, le sénateur US Lindsay Graham vient de décéder brutalement. La veille encore il paradait dans une usine militaire d'Ukraine d'où il appelait à côté de Zelensky à escalader la guerre avec Moscou sans le moindre souci du probable conflit nucléaire continental puis mondial qui pourrait mécaniquement en résulter.

Peu importe au fond car tout ce qui est bon pour General Electrics, Boeing et autres trusts de l'armement est réputé bon pour la Caroline du Nord, dont Graham était l'élu, donc aussi pour « l'Amérique ». Et tout ce qui est bon pour l'Amérique, ou du moins pour la ploutocratie multimilliardaire décomplexée et amorale qui la dirige, est ipso facto réputé bon, voire excellent pour le monde. Ou du moins… pour la fortune personnelle et pour la carrière politico-médiatique de feu des « élus du peuple » de l'acabit de L. Graham…

En un mot, le défunt personnifiait à lui seul cette « réaction sur toute la ligne » dont Lénine expliquait déjà en 1916 qu'elle est devenue la marque de fabrique de l'impérialisme.

 

Source

Partager cet article
Repost0
1 août 2026 6 01 /08 /août /2026 11:50

Le recruteur de mannequins Daniel Siad, suspecté d’avoir été un rabatteur pour Jeffrey Epstein, a été retrouvé mort à son domicile de Colombes, dans les Hauts-de-Seine, lundi 20 juillet. D’origine algérienne, naturalisé suédois et français, il était suspecté d’avoir entretenu des liens étroits avec le criminel américain en conduisant des jeunes femmes auprès de lui. Cinq femmes avaient porté plainte contre lui en France, l'accusant de viols et de traite d’êtres humains. Des faits qu’il niait catégoriquement. Son nom apparaît 2.090 fois dans les fameux « Epstein Files ». Les fichiers regorgent de courriels entre lui et le financier américain, qui aurait fini par le salarier au mois pour le prix de ses talents d’entremetteur. D’après les échanges entre les deux hommes, il paraissait avoir parfaitement conscience du sort réservé aux jeunes femmes en question.

Avant d’être soupçonné d’avoir servi d’entremetteur à Epstein, il s’était fait connaître comme dénicheur de beautés à travers le globe. Se présentant comme « juif berbère » et multilingue, il parlait notamment l’amazigh, une langue de ce groupe ethnique d’Afrique du Nord, qui lui aurait servi à recruter des jeunes filles dans des villages pauvres du Maroc.

L’homme de 69 ans aurait succombé à un arrêt cardiaque. Selon les informations du Parisien, c’est sa colocataire âgée de 28 ans qui aurait découvert l’individu inerte dans la cuisine et aurait donné l’alerte aux voisins. Malgré l’arrivée des secours et un massage cardiaque réalisé par une voisine, l’homme n’a pas pu être réanimé. Une enquête a été ouverte. Pour l’heure, les véritables causes de sa mort ne sont pas encore connues.

 

Source

Partager cet article
Repost0
28 juillet 2026 2 28 /07 /juillet /2026 10:43

Monsieur le chien, je présume ?
C'est moi-même.
Monsieur, je suis journaliste et si vous me le permettez, j'aimerais vous poser quelques questions au sujet du livre que vous venez de publier.
Que voulez-vous savoir ?
Tout d'abord si ce livre a bien été écrit par vous-même ou s'il n'est qu'une adaptation ?
Ce livre a été écrit par moi-même et c'est ce qui en fait son prix car jusque-là ce genre d'ouvrage n'était composé que de suppositions humaines sur la philosophie canine.
Très bien ; mais matériellement comment avez-vous pu procéder ? Vous ne l'avez pas écrit à la main, si je puis m'exprimer ainsi ?
Eh ! Con, je l'ai dicté.
Ah ! je comprends. Et vous l'avez dicté à qui ?
A une chienne.
Parfait. Maintenant puis-je vous poser quelques questions d'ordre général ?
Allez-y.
Aimez-vous les os ?
Pas bête votre question et pas conventionnelle pour deux ronds. Je n'aime pas tellement les os mais j'en mange.
Pourquoi ?
Parce que je n'ai pas d'argent pour me payer la tricalcine dont mon organisme a besoin.
Pourquoi n'avez-vous pas d'argent ?
Encore une question stupide ; où voulez-vous que je me le foute le pognon, dans la raie du cul ?
C'est curieux, vous êtes ce qu'il est convenu d'appeler un chien moyen et vous êtes grossier comme un gros chien.
Je tiens ça de mon père.
Monsieur votre père était un chien ?
Non, Con, c'était un dromadaire. Pour quel journal écrivez-vous donc ?
L'Aurore.
Ah ! Bon.

 

Chaval ("Les Gros Chiens", éditions Climat 1990)
 

Partager cet article
Repost0
28 juillet 2026 2 28 /07 /juillet /2026 10:34

Avec un grand merci à ceux qui nous ont envoyé leurs condoléances.

 

Partager cet article
Repost0
11 juillet 2026 6 11 /07 /juillet /2026 10:47

Des dizaines, des centaines d’ouvrages paraissent en ce moment même, à l’occasion du bicentenaire de George Sand ! 
On en voit partout, dans les supermarchés, dans les librairies, dans les Mac’Do, dans les boucheries, dans les boulangeries, dans les pressings, dans les épiceries arabes, dans les brocantes berrichonnes, dans les vide-greniers creusois, dans les foires-expositions poitevines, dans les comices agricoles, chez les marchands de tracteurs, de moissonneuses-batteuses, chez les marchands de chaussures, chez les spécialistes en dessous chics, chez les spécialistes en dessous pas chics, à la SPA, à la MSA, à la SNCF, dans les commissariats, à l’Hôtel des Impôts… 
Et moi, pauvre de moi, qui n’ai encore rien écrit sur le sujet ! 
Rien ! Pas l’ombre d’une virgule ! (entre parenthèses, l’ombre d’une virgule, c’est pas grand-chose, pourtant !) 
De quoi j’ai l’air ? Oui, répondez franchement : de quoi j’ai l’air ? 
Je vais vous le dire, de quoi j’ai l’air : d’un attardé mental, tout simplement ! d’un dégénéré ! d’un pas fini ! 
Ça ne peut pas durer, voilà ce que je me suis dit. Et j’ai ajouté en mon for intérieur : « Tant pis, je balance, je lui avais promis le secret, à George, par un vieux souci de galanterie française, mais là je suis trop humilié. Je supporte plus. » 
Alors oui, j’avoue : j’ai été l’amant de George Sand ! 
Ça vous en fout un coup, hein, les gigolos ? les mâles les vrais, avec le brushing, les marques, les voyages exotiques et tout le toutim ! peut-être même le bowling, le branling !…  Et pourtant c’est vrai. 
Même que je suis parti en voyage de noces avec elle ! A Venise. 
Plus exactement, à Argenton-sur-Creuse, la Venise du Berry ! 
J’entends encore, le soir, le chant des gondoliers, le clapotis des eaux limpides derrière la gendarmerie d’Argenton, le doux roucoulement des sifflets des représentants de l’ordre… 
Et puis voilà, je me gondolais sur les eaux de la Creuse et je suis tombé malade, elle est allée chez le médecin, rue Auclert Descottes… J’aurais dû me méfier à cause du nom : Des Cottes, oui, tiens, sans la majuscule ! il s’en est vite débarrassé, des cottes à George… et moi tout seul comme un con avec le gondolier qui gueulait comme un veau ses canzonettas, ses librettos, ses italiâneries… et puis la voilà qui se raboule avec son toubib, et qui m’annonce froidement :

- Ecoute, Roro, faut pas m’en vouloir, mais je préfère le toubib, il connaît des spécialités, lui, il est pas toujours à me faire le coup de la bérouette berrichonne, un coup à l’endroit, deux coups à l’envers… il sait s’y prendre, il a étudié l’anatomie… il connaît même le kamasoutra dans sa version creusoise ! Avec la langue fourchue de Bourganeuf et l’orteil vibromassant de la Souterraine…  
J’essaie de l’attendrir, elle est romantique, après tout : 
- Je t’aime, George, je vais mourir d’amour, d’ailleurs, je cours chez Jardiland m’acheter un saule pleureur, t’auras ma mort sur la conscience… tu sentiras plus rien, avec un poids pareil, les agaceries du toubib, ça te fera plus aucun effet… 
Mais elle a été intraitable, George :
- Ecoute arrête de pleurnicher, tu me rappelles Mumusse, avec le coup du saule… T’as qu’à aller le voir, Alfred, et puis tu te fais pédé, vous filez tous les deux à Venise, en vous tenant par le petit doigt, ça fera pareil…
- Mais il est mort, Alfred de Musset ! et enterré !
- Le salaud ! pourvu qu’ils le coincent pas au Panthéon ! allez tchao Bambino… je retourne à Nohant, après j’irai à Passy, j’ai un pollack qui m’attend… Chaud Pin, il s’appelle, ça doit se mettre au féminin, un nom pareil… 

 

Rolland Hénault

("Articles Volume 3" années 2005-2001 aux Editions de l'impossible)

Partager cet article
Repost0
11 juillet 2026 6 11 /07 /juillet /2026 10:42

"Valeurs actuelles" consacre ce mois-ci son hors-série à « La France de Gabin », à l’approche des 50 ans de la mort de ce grand acteur. Entretien avec Arnaud Folch, interviewé par Boulevard Voltaire.

B.V. Pourquoi avoir consacré un hors-série à Jean Gabin ?

Arnaud Folch. Si nous avons tenu à être les premiers à commémorer les 50 ans de la disparition de Gabin (1904-1976), c’est parce que celui-ci, en plus d’être, sans doute, notre plus grand acteur, faisant donc partie du patrimoine du septième art, incarne en réalité bien plus que cela : une certaine idée de la France et de ses valeurs. Dans le grand entretien qu’il nous a accordé, son fils Mathias le dit simplement : « Il n’y avait pas plus français que mon père. » Tout, chez Gabin, dans ses films comme dans la « vraie vie », respire en effet cette France enracinée et rabelaisienne en passe de disparaître. À l’heure du mondialisme et du wokisme, célébrer Gabin, c’est aussi, et peut-être d’abord, célébrer cette «France d’avant » qui ne doit pas mourir.

B.V. Quelles sont ces « valeurs » de la France d'avant, incarnée par Gabin ?

A. F. Comme le dirait Barrès, Gabin, dont la vie et la carrière ont traversé le XXe siècle, est un « homme de la continuité française ». Tout ou presque, chez lui, nous ramène à cette France traditionnelle et nostalgique : celle du terroir, du vieux Paris, de la camaraderie, des bistrots et des plats canailles. Comme le dit Clelia Ventura, la fille de Lino, dans un autre entretien que nous publions, c’était aussi, avant tout, un « homme d’honneur ». Ce qu’il était, également, dans la plupart de ses films, quels que soient ses personnages : soldat (La Grande Illusion) ou déserteur (Le Quai des brumes), ancien président du Conseil (Le Président) ou chef mafieux (Le Clan des Siciliens), souteneur (Pépé le Moko), industriel (Les Grandes Familles), ouvrier (La Belle Équipe) ou clochard (Archimède le clochard)…

Au contraire de la plupart des artistes de l’époque, Gabin s’était aussi engagé dans les armées de la France libre…

Gabin était viscéralement patriote. Alors qu’il était au sommet de sa « première carrière », il quitte la France occupée pour les États-Unis, puis intègre comme chef de char la 2e DB de Leclerc. De manière plus anecdotique, il ira jusqu’à se brouiller avec le réalisateur Jean Renoir, aux côtés de qui il avait tourné plusieurs de ses chefs-d’œuvre (La Grande Illusion, La Bête humaine…), après que celui-ci avait pris la nationalité américaine, ce qu’il considérait comme un « reniement ». Dans les deux cas, Gabin a fait passer son amour pour son pays avant sa carrière. Il le paiera, notamment, d’une longue traversée du désert après guerre, ne revenant au sommet qu’à partir de Touchez pas au grisbi, de Jacques Becker, en 1954.

B. V. Peut-on le qualifier, comme son ami Audiard, d'« anar de droite » ?

A. F. Assurément. Lui-même se définissait, en privé, comme un « royaliste anarchiste ». Mais personne – pas même sa famille ! – n’a jamais su pour qui il votait, ou ne votait pas. Il est vrai que l’homme comme l’acteur, toujours indissociables, ont systématiquement refusé de donner des leçons de morale ou de s’afficher. C’est dire si, comme l’a écrit son biographe André Brunelin, il se sentait « comme déraciné dans ce milieu du spectacle qu’il ne considéra jamais tout à fait comme le sien ». Il évoluait d’ailleurs en marge de ce monde…

Ce grand pudique vivait cloîtré, entre ses tournages, dans son domaine agricole de Normandie, au milieu de ses vaches et de ses chevaux, refusant même d’assister aux premières de la plupart de ses films ! Quant à ses enfants, c’est dans une modeste pension de famille en Bretagne, avec salle de bains sur le palier, qu’il les emmenait en vacances en juillet. Non par radinerie – Gabin n’a cessé, caché, de faire preuve de générosité – mais parce que, comme il le disait, « le pognon, ça se gagne. Et on n’est rien tant qu’on n’a pas prouvé par soi-même.»
 

Source

Partager cet article
Repost0
11 juillet 2026 6 11 /07 /juillet /2026 10:36

La Sécurité sociale soutient une proposition de loi « visant à interdire la vente de tabac à une classe d’âge », qui a été déposée à l’Assemblée nationale. Elle se dit « favorable à la création d’une génération sans tabac, à l’image du Royaume-Uni qui, en 2026, a interdit la vente de cigarettes à toutes les personnes nées après le 1ᵉʳ janvier 2009 ». À l’instant t, cela ne changerait pas grand-chose, puisqu’en France, la vente de tabac est interdite aux mineurs. Après leur majorité, à 30, 40 ou 50 ans, la donne serait en revanche différente, puisque les personnes concernées ne seraient toujours pas libres de fumer si l’envie leur en prenait ou, tout du moins, d'acheter du tabac. La Sécurité sociale se moque du tiers comme du quart de l’article premier de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen : « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits », et entend bien priver toute une génération d’un produit légal.

Les trafiquants, contre lesquels les pouvoirs publics semblent tout à fait impuissants, s’en frottent certainement déjà les mains. Mais au-delà du fait que cette interdiction pourrait faire augmenter considérablement la contrebande et le trafic, il convient de se demander s’il est tout à fait normal que l’État s’immisce ainsi dans la vie privée des Français. Cela ne présage, en tout cas, rien de bon, car sous couvert de politique de santé publique, tout est possible. Loin de nous l’idée d’être complotiste, mais il faut tout de même imaginer la suite… Une personne de la génération sans tabac qui fumerait quand même sera-t-elle prise en charge si elle contracte une affection liée à son tabagisme ?

Il en est de même pour l’alimentation, un autre terrain sur lequel l’assurance maladie s’engage. Elle plaide en faveur de la généralisation et de l’obligation de l’apposition du Nutri-Score sur les aliments emballés et préconise d’« ajouter une information sur le caractère ultra transformé du produit ». L’information puis… l’interdiction ? C’est ainsi qu’il en est avec le tabac, alors pourquoi pas avec le reste ?
 

Source

Partager cet article
Repost0
11 juillet 2026 6 11 /07 /juillet /2026 10:31

Le 26 septembre 2022, trois explosions endommageaient gravement les gazoducs Nord Stream I et II au large de l’île danoise de Bornholm, dans la Baltique. Des fuites massives de gaz sont observées. Les enquêtes menées par l’Allemagne, le Danemark et la Suède concluent rapidement à un sabotage délibéré impliquant des explosifs. Moscou dénonça une attaque terroriste, réclamant une enquête conjointe, en vain. Copenhague et Stockholm annoncèrent en 2024 classer l’affaire sans suite.

Pourtant, un suspect est arrêté en août 2025 en Italie. Il se nomme Serhiy Kuznietsov et il est ressortissant ukrainien. Âgé de 50 ans c’est un ex officier de l’armée ukrainienne et un vétéran du SBU. C’est lui dont l’inculpation vient d’être annoncée ce 2 juillet 2026 par le parquet fédéral allemand, qui a franchi là une étape décisive.

Selon l’acte d’accusation, ce suspect a coordonné l’opération depuis un voilier de location, l’Andromeda. Des plongeurs ont posé des charges explosives sur trois des quatre conduites des pipelines, « à la demande des autorités ukrainiennes ». Suivant « un plan visant à détruire les gazoducs » afin d’empêcher durablement les livraisons de gaz russe et de priver Moscou de revenus destinés à financer son effort de guerre.

Le procès est attendu à l’automne devant le tribunal régional de Hambourg. L’Ukraine a démenti toute implication étatique. Volodymyr Zelensky a indiqué attendre les détails complets avant de réagir officiellement.
Ce rebondissement judiciaire jette une lumière crue sur les dérives du « journalisme d’affirmation » qui domine les plateaux et ne cesse d’asséner ses certitudes sur la tragédie ukrainienne.

Cette affaire révèle plusieurs faiblesses structurelles : d’abord, l’absence de pluralisme réel sur les chaînes principales, permettant au narratif dominant de maintenir sa mainmise sur les esprits. Dans un même temps, la disqualification immédiate des sceptiques, pour les exclure du champ de la parole acceptable. Enfin, le refus de se corriger, notamment après plusieurs enquêtes du Washington Post, du Spiegel ou encore du Wall Street Journal en 2023/2024, qui pointaient déjà les responsabilités de Kiev. Une cécité médiatique qui empêche la France d’avancer vers une issue raisonnable au conflit.
 

Source

Partager cet article
Repost0
30 juin 2026 2 30 /06 /juin /2026 08:04

Elle n'était pas effacée, elle était même très présente dans cette maison pleine d'objets, de tapisseries, de fleurs, de tissus, sans parler du jardin garni de vasques, perchoirs, bouquets, gravillons... Elle naviguait au milieu comme un capitaine.

Elle a lâché la barre le 16 juillet à midi à l'hôpital de Châteauroux. On nous a rendu ses affaires dans un sac en plastique. Les employés des Pompes funèbres ont serré les boulons du cercueil dans une sorte de balai presque comique, le premier posait la vis, le second tournait ensuite une petite manivelle tandis que le premier passait au trou suivant, tout cela dans une synchronisation parfaite.

Sur le couvercle, il y avait une plaque avec le nom et la date de naissance, mais pas de cédille pas d'accent aigu parce que la machine à l'atelier était neuve et personne n'avait su s'en servir.

Maintenant, le bateau n'a plus de capitaine, il va pouvoir sombrer dans le temps sans faire d'histoires.

Partager cet article
Repost0